Manon

« L’océan c’est viril.  La mer c’est la plage et c’est bien plus tranquille »
Georges Leblanc

Toujours aussi volubile, généreux mais en mode improvisation puisqu’il a malencontreusement échappé l’ordinateur qui contenait l’intégrale et unique copie de sa présentation et ce, tout juste la veille de son passage à la CONAM, notre skipper Québécois nous a proposé un entretien, tout simple sur ses mésaventures.

Nous débuterons donc cet échange par un constat :  on ne naît pas navigateur mais on le devient. À force d’entêtement et de volonté qui nous guident vers cette gigantesque passion.  Cet appel du large, ce désir d’acquérir les connaissances qui lui permettront de dépasser les plus grands de ce monde et ce, par ses propres moyens financiers, le plus souvent.

Il est connu que les sponsors épaulent et accompagnent plus volontiers des coureurs européens pour des transatlantiques ou toutes autres épreuves sportives reconnues que de ce côté de l’Atlantique. Bien sûr, les Français ont plusieurs longueurs d’avance quant à la transmission du savoir dans ce domaine et il constate que tout est à bâtir au Québec.

Certainement que le rêve n’était pas de devenir célèbre mais de vivre sa passion. Une passion que l’on sent toujours aussi grande et présente chez lui.

Pour ceux qui aimeraient vivre une aventure frôlant la limite de ses capacités, accomplir un exploit, ses deux nouveaux bateaux de kevlar (résistant au baleine !) avec l’équipe voile Atlas, vous attendent.  Monsieur Leblanc a déjà parcouru plus de 300 000 miles nautiques, soit 14 fois la circonférence de la terre, dont 62 000 en solitaire. Il se nargue de ne peut-être pas ramener ses bateaux au port mais il ramène son équipage!